Impossible de parler de
Blink-182 sans parler de "
Dude Ranch". Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que cet album reste encore aujourd’hui la référence ultime en matière de Pop Punk.
Nous sommes en 1996 et
Blink-182, malgré un premier album intitulé "
Cheshire Cat", n’arrive pas vraiment à se démarquer des autres groupes de la scène californienne. C’est pourtant dans ces conditions que la formation signe chez
Cargo/MCA et va spontanément prendre un nouvel aspect. Conduit par
Mark Trombino (
Jimmy Eat World,
Finch,
Midtown,…),
Blink-182 nous distille là, un juste milieu entre Punk Rock et Pop Rock, nous rappelant ainsi que le mélange musical peut parfois donner lieu à un résultat bien étonnant lorsque celui-ci est interprété de manière originale.
Originalité est le juste mot qui pourrait définir
Blink-182 car il suffit, en effet, de prêter oreille à des morceaux tels que "
Pathetic", "
Emo" ou encore "
I’m Sorry" pour se rendre compte qu’aucun autre groupe auparavant n’avait réussi à mettre autant de "fun" dans le Punk Rock en y intégrant une touche plus mélodique et des paroles pas forcement très engagées, voire sans aucuns sens (cf : "
Degenerate", "
Josie", "
A New Hope"). Qu’importe, tout ceci contribue d’une manière générale à l’univers que le groupe a su créer autour de lui. On regrettera seulement la qualité de l’enregistrement qui vient un peu faire tâche avec la guitare de
Tom parfois trop crade, la basse de
Mark un peu trop métallique et la batterie de
Scott qui sonne comme une casserole. Cependant, tout ceci ne viendra en aucun cas gâcher le plaisir intense que peut procurer l’écoute de cet album.
Du coup
Blink-182 se révèle être le nouveau groupe à la mode dans lequel les kids s’identifient. Alors certes, cette touche "teenager" en agacera plus d’un, mais au Diable ! Ceux-là n’ont qu’à aller voir ailleurs…